Gama Kurogane débarque dans Gamaran comme un gosse élevé pour le combat, lancé au milieu d’Unabara, un fief où trente-et-une écoles d’armes s’affrontent pour désigner la plus forte. Le décor sent l’époque d’Edo, mais le rythme est celui d’un shōnen de baston sans temps mort : duels secs, rivalités de clans, techniques qui s’arrachent dans la douleur. Puis la suite, Gamaran - Le tournoi ultime, reprend deux ans plus tard avec Iori Sengoku, convoqué par le shogunat pour défendre son rang face aux Cent Lames.
Yosuke Nakamaru signe seul le dessin et le scénario. La première série démarre en 2009 dans le Weekly Shōnen Magazine de Kōdansha et s’achève en 2013 en 22 tomes. La relance, connue au Japon sous le nom Gamaran - Shura, commence en 2018 sur l’application Magazine Pocket. En France, Kana publie Gamaran de 2012 à 2016, puis enchaîne avec Gamaran - Le tournoi ultime à partir de 2019.
Le statut de la série est clair : pas d’anime, pas de gros barnum médiatique, mais une longue vie éditoriale et une vraie fidélité des lecteurs de manga d’armes. L’univers compte aujourd’hui deux cycles bien distincts, avec un premier bloc complet en 22 tomes et une suite encore en cours chez Kana. Pour commencer, mieux vaut lire Gamaran avant Le tournoi ultime : la seconde série prolonge directement les rapports de force et les héritages du premier tournoi.