Tetsurô Hoshino n’est encore qu’un gamin quand il monte à bord du Galaxy Express 999, un train spatial qui file de planète en planète avec la mystérieuse Maetel. Dans ce futur où les plus riches achètent des corps mécaniques pour vivre presque éternellement, lui cherche une place, une revanche, et peut-être une réponse à sa colère. Chaque escale mêle aventure, tristesse et merveilleux, avec ce mélange très Matsumoto de rêve cosmique et de coup au cœur.
Leiji Matsumoto, grand nom de la SF japonaise et créateur d’Albator, a lancé le manga en 1977 dans le magazine Shōnen King. La série est publiée au Japon par Shogakukan, puis reprise en France chez Kana à partir de 2004. L’édition française compte 21 tomes, car elle réunit la première série de 1977-1981 et la relance dessinée par Matsumoto dans les années 1990.
Avec le recul, Galaxy Express 999 reste un titre-clé pour comprendre la science-fiction manga des années 1970 : il a reçu en 1978 le prix Shogakukan dans la catégorie shōnen, et son univers a vite débordé du papier avec une série animée de 113 épisodes puis plusieurs films. En collection, la série Kana fait figure d’édition de référence en français : elle va au bout des 21 volumes, là où beaucoup connaissent surtout l’anime ou le film de 1979. Si l’on veut entrer dans l’œuvre aujourd’hui, c’est encore par ces tomes qu’il faut commencer.