Duke, Snake Eyes, Scarlett, Roadblock : chez G.I. Joe, l'aventure commence avec une équipe de soldats d'élite envoyés là où l'armée classique ne suffit plus. En face, Cobra avance masqué, entre complots, armes secrètes et chefs mégalos. Le ton est celui du comics d'action militaire, mais avec assez de personnages marquants pour qu'on s'attache autant aux visages qu'aux fusillades.
La grande figure du versant comics, c'est Larry Hama, scénariste, dessinateur et ancien militaire américain, qui a donné sa colonne vertébrale à la mythologie moderne de la licence. La série G.I. Joe: A Real American Hero démarre en 1982 chez Marvel Comics, en lien direct avec la relance des figurines Hasbro. Hama écrit l'essentiel des 155 numéros publiés jusqu'en 1994, un cas rare pour une série née d'une licence.
Avec le recul, c'est moins un simple produit dérivé qu'un long feuilleton de comics populaire, assez solide pour avoir été repris plus tard par IDW, puis poursuivi chez Skybound/Image en gardant la continuité de Hama. En France, le catalogue Vestron remet surtout en avant ce versant américain depuis 2019, entre albums centrés sur les héros et volumes estampillés Les Années Marvel. Pour commencer, le plus parlant reste A Real American Hero si l'on veut la matrice du mythe ; Snake Eyes: Deadgame sert plutôt d'entrée annexe, plus tape-à-l'œil et plus récente.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.