Kiichi Miyazawa a grandi dans l’ombre d’un art martial de famille redoutable, le Nadashinkage-ryu, et Free Fight - New Tough le remet au centre d’un ring bien plus brutal que le simple cadre scolaire des débuts. Ici, les combats se jouent dans des arènes clandestines, face à des adversaires taillés comme des monstres, avec cette idée très simple qui fait tourner la série : jusqu’où un homme peut tenir quand chaque duel menace de le casser pour de bon ? On suit un héros fier, cabossé, toujours prêt à avancer d’un pas de plus.
Tetsuya Saruwatari signe seul cette longue saga de baston, un auteur surtout connu pour ses mangas d’arts martiaux nerveux et pour Riki-Oh. Cette deuxième grande période de Tough démarre en 2003 dans le Weekly Young Jump de Shueisha, où elle prend la suite directe de Koukou Tekken-den Tough. Au Japon, la série compte 39 volumes jusqu’en 2012 ; en France, Tonkam en a publié 22 entre 2007 et 2013 sous le titre Free Fight - New Tough.
Le recul aide à bien situer la série : on n’est pas devant un petit spin-off, mais devant le cœur d’une franchise que Saruwatari a portée pendant près de vingt ans, de 1993 à 2012. En France, cette édition Tonkam s’est arrêtée avant la fin japonaise, ce qui en fait une collection un peu particulière pour les lecteurs VF. Si l’on veut lire l’histoire dès le début, il faut remonter à Tough, la première série ; si l’on collectionne surtout l’édition française d’époque, Free Fight - New Tough correspond au deuxième grand bloc de la saga chez Tonkam.