Temüjin n’est encore qu’un garçon traqué quand Fenrir l’arrache aux steppes tranquilles pour le jeter dans un monde de clans rivaux, de chevaux lancés à bride abattue et de survie à couteaux tirés. Chûgaku Akamatsu prend la légende de celui qui deviendra Gengis Khan par le début : l’enfance, la peur, la faim, puis l’apprentissage de la guerre et du commandement. Le ton reste nerveux, avec une vraie part de brutalité, mais sans perdre le goût du récit d’aventure.
Le manga est écrit par Chûgaku Akamatsu, romancier et scénariste surtout connu pour Aria the Scarlet Ammo, et dessiné par Mioko Ohnishi. La série démarre au Japon en 2018 dans le magazine Monthly Big Gangan de Square Enix, puis s’achève en 2021 en 4 volumes reliés. En France, Casterman la publie entre 2021 et 2022, dans une édition qui reprend cette brièveté : une histoire complète, sans rallonge.
Ce format court fait une bonne partie de son intérêt pour un collectionneur comme pour un lecteur curieux : Fenrir se lit d’un trait, avec un vrai début, une montée en puissance et une fin. On n’est pas sur une fresque historique exhaustive, mais sur une relecture romanesque des jeunes années de Temüjin. Pour commencer, le plus simple est de suivre l’édition Casterman en 4 tomes, qui couvre l’ensemble de la série sans se perdre entre intégrales ou relances.