Kiritsugu Emiya n’a rien du héros flamboyant : c’est un tueur prêt à salir ses mains pour décrocher le Saint Graal, au cœur d’une guerre secrète qui ravage Fuyuki. Face à lui, sept mages invoquent chacun un Servant tiré des légendes, de Saber à Gilgamesh, et chaque alliance sonne comme un piège. Fate/Zero avance sur un ton sombre, tendu, avec des combats spectaculaires mais surtout une vraie guerre d’idées entre idéal, pouvoir et sacrifice.
À l’origine, Fate/Zero est un roman écrit par Gen Urobuchi en collaboration avec TYPE-MOON et Nitroplus, pensé comme le récit de la quatrième Guerre du Saint Graal, dix ans avant Fate/stay night. La version manga dessinée par Shinjiro démarre en 2011 au Japon chez Kadokawa, au moment où l’anime d’ufotable installe durablement ce pan de la saga. En France, c’est Ototo qui publie cette édition en 14 tomes.
Le statut de Fate/Zero tient beaucoup à sa place dans l’ensemble Fate : ce n’est pas un simple spin-off, mais l’un des récits qui ont le plus marqué les lecteurs et spectateurs par sa noirceur et par sa façon de donner du poids à des personnages souvent évoqués avant d’être vraiment montrés. L’anime a largement porté sa réputation, mais le manga va au bout de l’histoire en 14 volumes, avec une conclusion publiée au Japon en 2017. Pour un collectionneur, le plus simple est de commencer par cette série complète chez Ototo, qui propose l’intégralité d’un seul tenant.