Shirô Emiya n’est qu’un lycéen serviable de Fuyuki jusqu’à la nuit où il surprend un duel entre mages et Servants, des héros légendaires invoqués pour se battre jusqu’au dernier. Sauvé par Saber, une guerrière en armure qui lui demande aussitôt s’il est son maître, il se retrouve entraîné dans la guerre du Saint-Graal, un affrontement où chaque alliance peut virer au piège. Entre combats, pactes magiques et figures venues du mythe, Fate/stay night avance sur un ton de fantasy urbaine tendue, avec une vraie part de tragédie.
À l’origine, Type-Moon lance Fate/stay night en 2004 comme visual novel, première œuvre commerciale du studio. Le manga principal, dessiné par Datto Nishiwaki, démarre en 2006 dans le magazine Shōnen Ace de Kadokawa ; il mêle surtout la route Fate à des éléments d’Unlimited Blade Works et Heaven’s Feel. En France, Pika publie cette version à partir de 2009. La branche Fate/stay night [Heaven’s Feel], dessinée par Taskohna, commence au Japon en 2015 dans Young Ace.
Le cas Fate/stay night est particulier : le manga n’est qu’une porte d’entrée dans un univers né du jeu, puis relancé sans cesse par l’anime, le cinéma et de nouvelles déclinaisons. La série de Datto Nishiwaki est bouclée en 20 tomes au Japon, tandis que Heaven’s Feel adapte séparément la route la plus sombre. Pour une collection en français, le plus simple est de commencer par la série Fate Stay Night chez Pika, puis d’enchaîner avec Heaven’s Feel, qui isole mieux l’un des parcours majeurs du récit.