Sieg n’est au départ qu’un homoncule promis à servir de réserve vivante, jusqu’au jour où une guerre du Graal hors norme fait exploser l’ordre prévu. Dans ce monde parallèle de Fate, deux camps de mages se disputent le Saint Graal en lançant non pas sept, mais quatorze Servants, sous l’œil de Jeanne d’Arc invoquée comme arbitre. Le manga avance comme une bataille rangée : armées secrètes, figures héroïques convoquées à travers l’Histoire, et un ton plus frontal que dans d’autres branches de la licence.
À l’origine, Fate/Apocrypha est un light novel écrit par Yûichirô Higashide pour TYPE-MOON, avec des illustrations d’Ototsugu Konoe ; la version manga est dessinée par Akira Ishida. Le roman paraît au Japon entre 2012 et 2014, puis l’adaptation manga démarre en 2016 dans Monthly Comp Ace, chez Kadokawa. En France, c’est Ototo qui lance la série en 2017, au moment où l’anime produit par A-1 Pictures arrive lui aussi sur les écrans.
Le manga est bouclé au Japon en 16 tomes, avec une publication qui s’étire jusqu’en 2024. Ce n’est pas la porte d’entrée la plus simple vers l’univers Fate, mais c’est une bonne pioche pour ceux qui aiment les affrontements de Servants en grand format, avec une vraie logique de factions plutôt qu’un duel central. Côté collection, l’édition française d’Ototo suit le découpage japonais tome à tome : on peut donc commencer au tome 1 sans se demander s’il existe une intégrale ou une édition remaniée plus récente.