Sôichirô Nagi et Bob Makihara débarquent à l’académie Tôdô avec une idée simple : casser des dents et prendre le contrôle du lycée. Mauvais calcul. Derrière les couloirs, cette école cache des clans d’arts martiaux, des vieilles rancœurs et des combattants capables de faire basculer chaque bagarre dans un autre registre. Enfer & Paradis part comme un manga de voyous surexcités, puis glisse vers une guerre de pouvoirs plus sombre et plus ample.
Au dessin comme au scénario, Oh! Great, pseudonyme d’Itō Ōgure, impose très tôt un style reconnaissable entre tous : corps en mouvement, coups qui claquent, sensualité affichée et mise en scène nerveuse. La série démarre en 1997 dans le mensuel Ultra Jump de Shueisha. En France, Panini Manga la publie à partir de 2003 sous le titre Enfer & Paradis, dans l’édition qui a longtemps fait connaître le titre chez nous.
Le manga se boucle au Japon en 2010, après une longue carrière menée sur 22 volumes d’origine, et il a aussi connu une adaptation animée en 2004, suivie de l’OAV Ultimate Fight. Ce n’est pas un titre de fond de rayon au même niveau que Air Gear, l’autre grand nom d’Oh! Great, mais il garde une vraie place chez les lecteurs qui aiment les séries de baston qui virent au feuilleton de clans. Pour la collection, l’édition Panini des années 2003–2009 reste le repère le plus direct en français ; mieux vaut vérifier le découpage des tomes selon l’édition visée.