Joshua grandit dans un monde ravagé, où la survie se joue au milieu des ruines, des machines et des clans qui se disputent les restes du passé. Le point de départ est simple et solide : un gamin, une origine trouble, et une route qui s’ouvre devant lui dans un décor de fin du monde. Elecboy avance comme un récit d’initiation sous haute tension, avec de l’action, du mystère et ce qu’il faut d’étrangeté pour donner envie d’aller plus loin.
Jaouen Salaün signe ici une série très personnelle, puisqu’il en assure à la fois le scénario et le dessin. Avant Elecboy, on l’avait déjà vu au dessin sur des titres de science-fiction comme Le Châtiment de l’aurore, mais cette fois il porte l’ensemble du projet. La série démarre en 2021 chez Dargaud et se boucle en 2023 en quatre tomes, tous publiés dans le format album franco-belge.
Avec seulement quatre volumes, Elecboy raconte une histoire complète, ce qui est un vrai atout pour le lecteur comme pour le collectionneur. La série n’a pas le poids patrimonial d’un grand classique ancien, ni d’adaptation majeure ou de palmarès très installé à ce jour ; elle reste surtout repérée par les amateurs de SF BD et par la belle réputation graphique de Salaün. Pour entrer dedans, le plus simple est de suivre l’édition d’origine chez Dargaud, du tome 1, Naissance, au tome 4 : c’est aujourd’hui la collection de référence.