Dylan Dog vit à Londres, joue mal de la clarinette, a le vertige et passe ses journées à ouvrir la porte aux monstres, aux fantômes et aux fêlés de service. Détective privé de l’étrange, il enquête là où la police ne veut plus regarder, entre maisons hantées, zombies, serial killers et cauchemars qui débordent dans la rue. Le ton change sans prévenir : une vraie histoire d’horreur, une blague absurde avec Groucho, puis un coup de mélancolie qui reste après la dernière page.
Le personnage naît en 1986 sous la plume de Tiziano Sclavi pour Sergio Bonelli Editore, avec Angelo Stano comme visage graphique majeur. Sclavi ne se contente pas d’écrire un fumetti d’épouvante : il mélange polar, fantastique, humour noir et références au cinéma d’horreur avec une liberté qui a beaucoup compté dans la BD populaire italienne. En France, Dylan Dog a d’abord été tenté chez Lug dès 1987, puis il a surtout trouvé un relais plus tardif chez Mosquito, en albums cartonnés.
Le recul parle pour lui : en Italie, la série est devenue un cas éditorial durable, au point d’atteindre jusqu’à des ventes mensuelles très élevées au début des années 1990, et Bonelli en publiait déjà le numéro 400 en 2019. L’univers a aussi connu une adaptation au cinéma en 2011, très éloignée du fumetto d’origine. Côté collection, les albums Mosquito offrent une bonne porte d’entrée en français, mais ils ne reflètent qu’une petite partie d’une œuvre immense, longtemps plus facile à suivre en édition italienne.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.