Shimazu Toyohisa meurt à Sekigahara… puis se réveille dans un couloir rempli de portes. De l’autre côté, le voilà propulsé dans un monde de fantasy où d’autres figures de l’Histoire, de Nobunaga à Jeanne d’Arc, sont elles aussi arrachées à leur époque pour reprendre la guerre. Drifters part d’une idée simple et très efficace : des héros et des monstres historiques lancés dans un conflit brutal, nerveux, souvent drôle, toujours imprévisible.
Au dessin comme au scénario, Kōta Hirano retrouve le goût de l’excès qui avait déjà fait la marque de Hellsing. La série démarre en 2009 dans le magazine Young King Ours de Shōnen Gahosha, puis arrive en France dès 2011 chez Tonkam, devenu depuis Delcourt/Tonkam. Une adaptation animée de 12 épisodes est diffusée en 2016, avec trois OVA sorties ensuite entre 2017 et 2018. (en.wikipedia.org)
Drifters reste une série à parution irrégulière : le tome 7 est sorti au Japon en 2023, après un long intervalle, et le manga est toujours en cours. Il a tout de même été remarqué assez tôt, avec deux sélections au Manga Taishō en 2011 et 2012, puis une sélection au Japan Media Arts Festival. Pour un collectionneur français, le point d’entrée le plus simple reste l’édition Tonkam puis Delcourt/Tonkam en format poche ; c’est aujourd’hui la base la plus lisible pour suivre cette fresque guerrière encore inachevée. (en.wikipedia.org)