Donald Duck, c’est ce canard en vareuse qui s’emporte pour un rien, rate souvent ce qu’il entreprend, puis repart aussitôt dans une nouvelle embrouille. À Donaldville, entre les neveux Riri, Fifi et Loulou, l’oncle Picsou, Gontran Bonheur et Daisy, chaque journée peut tourner à la chasse au trésor, à la catastrophe domestique ou au voyage au bout du monde. Le ton reste drôle, mais chez Donald l’aventure n’est jamais loin : il suffit d’un billet de train, d’une carte étrange ou d’une dette de retard.
Le personnage naît d’abord au cinéma en 1934 dans The Wise Little Hen, puis passe à la bande dessinée de presse en 1938 avec les strips quotidiens dessinés par Al Taliaferro. Le grand tournant arrive en 1942, quand Carl Barks écrit pour Dell Comics Donald Duck Finds Pirate Gold avant de bâtir, au fil des années 1940 et 1950, tout un pan de l’univers des canards. En France, Donald a longtemps circulé en journaux et en albums dispersés ; chez Glénat Disney, La dynastie Donald Duck a remis ce patrimoine au premier plan dans une intégrale consacrée à Barks.
Avec plus de 170 cartoons au compteur et un Oscar remporté en 1943 pour Der Fuehrer’s Face, Donald fait partie des très grands personnages Disney sur la durée. Côté BD, le nom qui revient sans cesse est celui de Carl Barks : c’est lui qui donne à Donald ses meilleures histoires d’expédition, son sens de la débrouille et une vraie épaisseur de perdant magnifique. Pour une collection, le bon point d’entrée reste l’édition Glénat La dynastie Donald Duck, pensée comme une intégrale chronologique ; les amateurs de strips regarderont plutôt les recueils des quotidiens d’Al Taliaferro quand ils sont disponibles.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.