Dans DoggyBags, il n’y a pas un héros unique mais une galerie de fuyards, de paumés, de monstres et de survivants lancés dans des récits courts qui cognent fort. On passe d’une cavale crasseuse à une virée gore, d’un polar malade à un cauchemar rural, avec ce parfum de série B qui assume ses tripes, ses bagnoles et ses coups tordus. Le principe est simple : à chaque volume, plusieurs histoires complètes, un choc visuel immédiat, et l’envie de tourner la page pour voir jusqu’où ça va aller.
La série est créée en 2011 par Run chez Ankama, au sein du Label 619 qu’il a fondé en 2008. Run en pose la ligne avec une idée claire : retrouver l’esprit des pulps américains et des comics d’horreur façon EC, puis ouvrir le terrain à un collectif d’auteurs. Le premier volume réunit d’ailleurs Run, Guillaume Singelin et Florent Maudoux, avec une identité graphique pilotée par Yuck. Au fil des numéros, DoggyBags sert aussi de laboratoire à des auteurs comme Mathieu Bablet, Neyef, Ludovic Chesnot ou Hasteda.
Avec 17 numéros et 6 hors-série, DoggyBags a eu le temps d’installer une vraie signature dans la BD de genre française avant son dernier volume en 2021. La série a aussi donné une Anthologie parue en 2018, pratique pour goûter à ses meilleures histoires sans courir après tous les tomes. Pour une collection suivie, le plus simple reste de commencer par les premiers volumes de la série mère ; pour une porte d’entrée plus ramassée, l’édition Anthologie fait très bien le travail.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.