Nанami Momozono n’a plus de maison quand l’histoire commence : son père a laissé les dettes derrière lui, et la voilà propulsée gardienne d’un sanctuaire presque abandonné. À peine arrivée, elle doit composer avec des esprits, des dieux locaux et surtout Tomoe, familier renard aussi puissant qu’insupportable. Divine Nanami part d’une situation de comédie romantique très simple, puis l’ouvre vers un folklore japonais vivant, peuplé de yokai, de pactes et de promesses qui comptent.
La série est signée Julietta Suzuki, déjà remarquée pour Karakuri Odette. Elle démarre en 2008 dans le magazine Hana to Yume de Hakusensha et se boucle en 2016 sur 25 volumes. En France, l’édition Delcourt/Tonkam a suivi ce découpage entre 2011 et 2017, ce qui en fait une collection facile à repérer en rayon comme en occasion.
Avec le recul, Divine Nanami fait partie des shôjo des années 2010 qui ont vraiment duré : huit ans de prépublication, une adaptation animée lancée en 2012, puis une seconde saison en 2015, sans compter plusieurs OAD liées à la fin du manga. Ce n’est pas un titre de mode retombé aussitôt lu : il garde un vrai public grâce à son équilibre entre romance, humour et surnaturel. Pour collectionner, le point de départ le plus simple reste l’édition française standard en 25 tomes, fidèle à la série complète japonaise.