Dilbert, c’est cet ingénieur à la cravate qui rebique, coincé dans un open space où les réunions absurdes, les chefs incompétents et le jargon d’entreprise finissent toujours par gagner. Autour de lui gravitent Dogbert, consultant sans scrupules, et le Pointy-Haired Boss, patron aussi sûr de lui que déconnecté du réel. La mécanique est simple et redoutable : prendre une journée de bureau banale et la pousser juste assez loin pour qu’elle devienne drôle.
Le strip est créé par Scott Adams, lui-même passé par le monde de l’entreprise avant de transformer cette expérience en satire quotidienne. Dilbert démarre en 1989 dans la presse américaine via United Feature Syndicate, puis les recueils s’installent durablement chez Andrews McMeel, qui publie les albums à partir du début des années 1990. C’est aussi par ces recueils que l’univers s’est surtout diffusé en librairie, bien au-delà du simple format du strip de journal.
Avec le recul, Dilbert reste l’un des grands témoins comiques de la vie de bureau à l’époque des managers, des consultants et des organigrammes illisibles. La série a tenu sur la durée, au point de devenir pour beaucoup un raccourci culturel dès qu’il s’agit de se moquer du travail en entreprise. Son histoire éditoriale a toutefois connu une rupture nette en 2023, quand Andrews McMeel a mis fin à sa relation avec Scott Adams après ses propos racistes. Pour la collection, le plus simple est de commencer par les premiers recueils, qui posent tout de suite les codes du personnage et de son bureau.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.