Tomohiro Machiya, lycéen discret du club cinéma, croit d’abord rendre service quand la fascinante Mai Mashiro lui demande de la filmer. La vidéo bascule presque aussitôt dans l’horreur et l’entraîne dans Deadtube, une plateforme clandestine où la violence fait grimper les vues, l’argent et le danger. Le manga avance comme un piège qui se referme : voyeurisme, mise en scène et survie s’y mélangent sans jamais laisser de répit.
Le manga est écrit par Mikoto Yamaguchi et dessiné par Touta Kitakawa. Il démarre en 2014 chez Akita Shoten, dans le magazine Champion Red, un titre seinen qui accueille volontiers l’horreur et les séries musclées. En France, Deadtube arrive dès 2016 chez Delcourt/Tonkam, avec une édition de poche fidèle au format manga courant. Le point de départ dit tout de la série : un héros ordinaire, une fille impossible à cerner, et une machine à scandale qui pousse chaque personnage à se filmer plus loin qu’il ne devrait.
Côté parcours, on est loin du simple coup d’éclat : la série est toujours en cours au Japon et Akita Shoten mettait en avant en 2025 un cumul de 3,2 millions d’exemplaires. Ce n’est pas un manga d’horreur grand public, mais un titre de niche bien installé, porté par les lecteurs qui cherchent du gore, du malaise et une vraie surenchère. Pour la collection française, le repère est simple : l’édition Delcourt/Tonkam couvre chez nous les tomes parus entre 2016 et 2022 ; mieux vaut commencer au tome 1, tant la série joue sur l’escalade et les révélations.