Ganta Igarashi n'a rien d'un dur : c'est un collégien ordinaire jusqu'au jour où sa classe est massacrée sous ses yeux et qu'il se retrouve accusé du crime. Envoyé à Deadman Wonderland, une prison transformée en parc d'attractions glauque, il doit survivre entre jeux mortels, détenus monstres et pouvoirs nés du sang. Le ton est brutal, nerveux, avec ce qu'il faut de mystère pour donner envie d'aller voir ce qui se cache derrière les murs.
Deadman Wonderland est signé Jinsei Kataoka au scénario et Kazuma Kondou au dessin, un duo que les lecteurs de manga d'action connaissent aussi pour Eureka Seven. La série démarre en 2007 dans le Monthly Shōnen Ace de Kadokawa Shoten au Japon. En France, Kana la publie à partir de 2010 dans son label Dark Kana, un écrin logique pour ce shōnen plus cruel que la moyenne.
La série se boucle en 2013 en 13 tomes, ce qui lui donne aujourd'hui un vrai avantage de collection : une histoire complète, sans rallonge. Elle a aussi connu une adaptation animée de 12 épisodes en 2011, restée plus courte et moins concluante que le manga, ce qui a renforcé l'intérêt des tomes pour ceux qui voulaient la fin de l'histoire. Pour démarrer, l'édition Kana d'origine suffit très bien : c'est la collection de référence en français, homogène du tome 1 au tome 13.