Le jour, Matt Murdock plaide au tribunal ; la nuit, il traverse les toits de Hell's Kitchen en costume rouge pour frapper là où la justice n'arrive plus. Aveugle depuis l'enfance après un accident, il s'oriente grâce à des sens poussés à l'extrême, mais ce n'est pas un héros lisse : Daredevil doute, tombe, se relève, et ses combats finissent souvent au plus près de sa vie privée. Entre polar urbain, drame catholique et baston de ruelle, la série tient surtout par cette fragilité-là.
Daredevil naît chez Marvel en 1964, créé par Stan Lee et Bill Everett, avec une aide de Jack Kirby sur la conception visuelle du tout premier numéro. La série démarre alors dans le comic book Daredevil et la première grande secousse arrive dans les années 1980, quand Frank Miller durcit le ton et installe une bonne part du visage moderne du personnage, d'Elektra à Born Again. En France, Panini a beaucoup remis le héros en circulation, aussi bien en albums qu'en Daredevil : L'intégrale.
Sur la durée, Daredevil est un cas rare : un héros Marvel qui a connu plusieurs périodes de très haut niveau, de Miller à Brian Michael Bendis et Alex Maleev, puis Ed Brubaker, Mark Waid ou Chip Zdarsky. La série américaine d'origine a couru de 1964 à 1998 sur 380 épisodes, avant les relaunches successifs, et son aura a encore grandi avec l'adaptation Netflix lancée en 2015. Pour commencer en français, trois portes d'entrée tiennent très bien : L'homme sans peur pour les origines, Jaune pour le versant intime, et Daredevil : L'intégrale pour lire l'histoire dans l'ordre.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.