Yō Hinomura est un potier japonais qui croise la route d'une société secrète chinoise et devient, contre sa volonté, un tueur d'élite. À chaque mise à mort, une larme lui échappe : c'est cette faille très visible qui fait de lui Crying Freeman. Le manga avance entre cavale, clans mafieux, érotisme et fusillades, avec ce mélange très années 1980 de violence sèche et de mélodrame noir.
La série est écrite par Kazuo Koike et dessinée par Ryōichi Ikegami, duo déjà réuni sur Wounded Man. Crying Freeman démarre en 1986 dans Big Comic Spirits, le magazine seinen de Shogakukan, et s'achève en 1988. En France, Glénat l'a d'abord fait connaître dans les années 1990, avant de relancer l'œuvre en Perfect Edition, une édition en 5 volumes dont le tome 5 est paru en 2024.
Avec le recul, Crying Freeman reste moins un best-seller de fond de rayon qu'un titre repère pour lecteurs de polars manga adultes, surtout si l'on s'intéresse au versant le plus sensuel et spectaculaire d'Ikegami. Son importance tient aussi à ses adaptations : une série d'OAV produite par Toei à partir de 1988, puis le film de Christophe Gans en 1995. Pour la collection, le bon point d'entrée aujourd'hui est clairement la Perfect Edition de Glénat, plus simple à suivre que les anciennes éditions françaises éparses.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.