Ryô Narushima a 16 ans quand il assassine ses parents et bascule dans un Japon de prisons, de rings et de rues où la violence ne pardonne rien. En détention, ce garçon brillant et détruit découvre le karaté comme une arme de survie, puis comme un moyen d’avancer sans jamais vraiment se racheter. Coq de combat suit cette trajectoire noire au plus près, avec des affrontements secs et un héros qu’on ne cherche jamais à rendre aimable.
Le manga est lancé en 1998 au Japon sous le titre Shamo, d’abord dans Weekly Manga Action. Il réunit Izō Hashimoto au scénario et Akio Tanaka au dessin, avant que Tanaka ne poursuive seul la série après leur conflit judiciaire de 2008. En France, Coq de combat arrive chez Delcourt dès 2003, puis passe sous le label Delcourt/Tonkam au fil des réimpressions et de la fin de collection.
La série est terminée en 34 tomes, avec une prépublication passée ensuite dans Evening après l’arrêt de Weekly Manga Action. Son parcours éditorial a été mouvementé, jusque dans les volumes japonais, remaniés lors du changement d’éditeur autour du tome 20. Ce n’est pas un manga de tournoi au sens classique : il a gardé une réputation de seinen brutal, parfois dérangeant, souvent cité pour la dureté de son personnage principal. Pour la collection française, le plus simple est de suivre l’édition Delcourt puis Delcourt/Tonkam dans l’ordre des 34 volumes.