Cixi claque la porte du palais de Xingdu et file seule sur les routes de Troy, avec son culot, sa beauté dangereuse et une envie très nette de ne plus laisser personne décider pour elle. Cette série la suit dans l’intervalle laissé par Lanfeust de Troy, quand l’ancienne princesse passe de fugitive à joueuse redoutable dans un monde de magie, de complots et de coups tordus. Le ton reste celui de Troy, aventureux et nerveux, mais vu cette fois par un personnage plus ambigu, plus libre et souvent plus imprévisible.
Christophe Arleston, grand architecte de l’univers de Troy, écrit ce spin-off dessiné d’abord par Olivier Vatine, puis par Vatine avec Adrien Floch sur le dernier volume. La série démarre en 2009 chez Soleil et se place explicitement entre les tomes 5 et 6 de Lanfeust de Troy. C’est moins une aventure parallèle qu’un chaînon narratif pour comprendre comment Cixi devient l’une des figures les plus troubles de la saga.
Cixi de Troy reste une mini-série courte, en 3 tomes parus de 2009 à 2011, intégrée à une franchise majeure de la fantasy franco-belge portée par Arleston, alors auteur de BD le plus vendeur en France en 2010 avec 1,5 million d’albums écoulés cette année-là. Pour la collection, il faut aussi garder en tête l’existence d’éditions de luxe en grand format noir et blanc, à tirage limité, pour chacun des albums : un repère utile si l’on cherche autre chose que le tirage courant Soleil.