À Shinjuku, Ryô Saeba se fait appeler City Hunter : un nettoyeur capable d'abattre un truand à trente mètres, puis de se ridiculiser une seconde après devant une jolie femme. Avec Kaori, sa partenaire au tempérament de feu, il enchaîne les missions de protection, les affaires louches et les coups de folie dans un Tokyo de bars, de ruelles et de néons. C'est un manga qui avance sur deux jambes très nettes : le polar urbain et la farce, sans lâcher l'une pour l'autre.
Tsukasa Hojo lance City Hunter en 1985 dans le Weekly Shōnen Jump de Shueisha, quatre ans après Cat's Eye, autre grand succès maison. La série s'achève en 1991 au Japon, en 35 volumes. En France, elle fait partie des tout premiers mangas publiés par J'ai Lu en 1996 sous le titre connu à la télévision, Nicky Larson, avant les rééditions de Panini, dont la Perfect Edition.
Avec le recul, City Hunter tient comme un classique des années 1980 : plus de 50 millions d'exemplaires annoncés, plusieurs séries et films d'animation, et un regain très visible en France au moment du film Nicky Larson et le parfum de Cupidon en 2019. L'univers a aussi continué par la bande avec Angel Heart, lancé en 2001 dans Weekly Comic Bunch, dans une continuité parallèle, puis avec City Hunter Rebirth. Pour la collection, la vieille édition J'ai Lu a son intérêt historique, mais la Perfect Edition de Panini reste le point d'entrée le plus simple à suivre.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.