Chonchu naît sous un mauvais signe : un oracle le désigne comme le « fils du démon », celui qui doit précipiter la chute de son peuple. Chassé très tôt, il grandit dans un monde de clans, de batailles et de complots, avec pour seul viatique une pierre qui rend son porteur presque invincible. Le ton est rude, ample, très porté sur l’affrontement et la fatalité, avec ce goût du grand récit de fantasy guerrière qui pousse à tourner les pages.
La série est écrite par Kim Song-jae et dessinée par Kim Byung-jin, un duo coréen qu’on retrouvera aussi sur Warlord et Jackals. Chonchu démarre en Corée en 2000 ; l’édition française arrive chez Tokebi, le label manhwa de SEEBD, entre 2003 et 2005. En Corée, la série compte 15 volumes, mais la publication s’interrompt sur une fin ouverte qui a longtemps laissé les lecteurs en suspens.
En France, Chonchu fait partie de cette vague de manhwas importés au début des années 2000, au moment où Tokebi cherchait à installer la BD coréenne en librairie. Le titre n’a pas laissé une trace comparable aux grands best-sellers manga de la même époque, mais il garde une vraie valeur de curiosité pour les lecteurs attirés par les débuts du manhwa traduit en français. Côté collection, le plus simple est de partir des 12 tomes Tokebi, avec leurs coffrets en trois volumes parus à partir de 2004 ; il faut simplement garder en tête que cette édition française ne couvre pas toute la série coréenne.