Toshizō Hijikata n’a encore rien du vice-commandant redouté que l’histoire a retenu. Dans Chiruran, on le suit jeune, fougueux, souvent bagarreur, lancé avec Kondō Isami et Okita Sōji dans les rues d’Edo puis sur la route d’un Japon en plein basculement. Le manga prend le Shinsengumi par le début : des têtes brûlées, des duels, une amitié de bande et, derrière la poudre, la marche vers un destin bien plus sombre.
Le dessin est signé Eiji Hashimoto, sur un scénario de Shinya Umemura, duo que les lecteurs croisent aussi sur Record of Ragnarok. La série démarre en 2010 dans Monthly Comic Zenon, le magazine de Coamix lancé la même année, et elle arrive en France chez Mangetsu à partir de 2021. L’édition française a d’ailleurs compté parmi les premiers shōnen du catalogue de l’éditeur.
Au Japon, Chiruran: Shinsengumi Requiem s’est installée sur la durée : la prépublication s’est achevée en 2023 après plus d’une décennie, et Coamix mettait encore en avant en 2026 un cap de plus de 3 millions d’exemplaires vendus, au moment d’annoncer une adaptation en drama. Pour un collectionneur français, le plus simple est de commencer par l’édition Mangetsu en cours : elle remet dans l’ordre une fresque longue, nerveuse, et bien plus tournée vers la jeunesse des futurs guerriers que vers la reconstitution figée.