À Pise, à la fin du XVe siècle, Cesare Borgia n’a pas encore le visage du monstre politique entré dans la légende. Fuyumi Soryo le suit d’abord comme un étudiant brillant, observé avec fascination par le jeune Angelo da Canossa, au milieu des rivalités entre familles, cités et puissances religieuses. Le ton n’est ni scolaire ni poussiéreux : Cesare avance comme un roman de cour, tendu par l’ambition, les alliances et les coups déjà prêts à partir.
La série est signée Fuyumi Soryo, mangaka connue aussi pour Mars et passée aux récits plus adultes dans le magazine Morning de Kodansha. Cesare y débute en 2005, avec la supervision historique de Motoaki Hara, et Ki-oon lance l’édition française en 2013. Le travail documentaire compte ici autant que le dessin : architecture, costumes, rapports de pouvoir, tout est pensé pour rendre la Renaissance italienne lisible sans casser l’élan du récit. (morning.kodansha.co.jp)
Terminée au Japon en 2021, la série compte 13 tomes, et la France a attendu 2023 pour voir arriver le dernier volume chez Ki-oon après une longue pause entre les tomes 12 et 13. Ce rythme irrégulier a accompagné l’œuvre depuis sa prépublication, mais il fait aussi partie de son statut : un manga historique ambitieux, très documenté, plus respecté pour sa précision que porté par une surexposition commerciale. Pour la collection, le repère est simple : l’édition Ki-oon en 13 volumes forme à ce jour le parcours complet en français. (en.wikipedia.org)