Carmen McCallum naît à Barcelone, grandit entre l’Irlande et les zones de crise, puis traverse un XXIe siècle où les multinationales pèsent plus lourd que les États. Mercenaire, pirate de terrain, survivante surtout, elle avance dans un monde de manipulations génétiques, de guérillas privées et de technologies qui peuvent prolonger une vie comme la vendre au plus offrant. Dès Jukurpa, le premier album, la série pose un décor nerveux, entre thriller d’anticipation et action sèche.
Au scénario, Fred Duval signe là l’un de ses premiers grands succès, avec Gess au dessin sur les premiers cycles. La série démarre en 1995 chez Delcourt, dans la collection Neopolis, au moment où l’éditeur relance en force la BD de genre avec le label Série B. Plus tard, Emem reprend le dessin sur la fin de la saga. En France, Carmen McCallum s’impose vite comme l’une des branches majeures de l’univers partagé que Fred Duval développera aussi avec Travis et Code Mc Callum.
Avec 12 tomes parus de 1995 à 2012, puis plusieurs intégrales, Carmen McCallum a le profil d’une série installée, connue des lecteurs de SF franco-belge des années 1990-2000 plus que d’un large public actuel. Un signal concret : le tome 10 figurait dans le bilan ACBD 2010 avec 25 000 exemplaires annoncés. Pour commencer aujourd’hui, l’édition la plus simple à suivre reste l’Intégrale Delcourt, qui regroupe les cycles et permet de lire d’un bloc cette grande saga techno-politique. Les albums d’origine, eux, gardent le charme brut de la première époque Série B.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.