Capricorne vit à New York, lit les signes du ciel et attire les affaires que personne n’explique. Derrière son bureau d’astrologue, ce héros taiseux croise des sectes, des savants inquiétants, des maisons impossibles et des forces qui semblent plier la ville à leur logique. Andreas lance la série comme un thriller fantastique, puis l’ouvre peu à peu vers un monde bien plus vaste, sans lâcher ce goût du mystère qui donne envie d’enchaîner les albums.
Capricorne est l’œuvre d’Andreas, né en Allemagne puis formé en Belgique auprès d’Eddy Paape et Claude Renard, deux noms qui comptent dans la BD franco-belge. On le connaissait déjà pour Rork, autre grand cycle de l’étrange auquel Capricorne est directement lié. La série démarre en 1996 chez Le Lombard, et sa colorisation est reprise par Isabelle Cochet à partir de 2001.
Avec 19 tomes en série principale, puis 4 volumes d’Intégrale Capricorne chez Le Lombard, l’ensemble a eu le temps de s’installer comme l’un des grands chantiers d’Andreas. Ce n’est pas une BD de lecture rapide : il faut aimer les récits à tiroirs, les motifs qui reviennent et les passerelles avec Rork. Pour commencer, le plus simple est de suivre les albums dans l’ordre de la série Capricorne ; les intégrales en 4 volumes offrent ensuite une porte d’entrée solide pour qui veut tout relire d’un bloc.