Kidow n’a pas le luxe de rêver : dans un monde ravagé par une maladie qui transforme les humains en insectes monstrueux, ce jeune exterminateur traverse les ruines pour abattre les créatures et protéger les survivants. Sa route bascule quand il recueille Ilie, une adolescente traquée qui veut retrouver sa mère. À partir de là, Cagaster avance comme un récit de survie tendu, avec des villes mortes, des combats secs et juste assez d’espoir pour pousser jusqu’au tome suivant.
Le manga est signé Kachou Hashimoto. L’autrice a d’abord publié cette histoire sur le web sous le titre Mushikago no Cagaster, avant une version en magazine au Japon en 2008, puis une édition en volumes chez Tokuma Shoten. En France, Glénat a lancé Cagaster en 2014, dans une édition en six tomes qui a permis au titre de trouver son public d’un bloc, sans longueur inutile.
Cagaster reste un manga de connaisseurs plus qu’un mastodonte du rayon, mais il a gagné en visibilité avec son adaptation animée, mise en ligne par Netflix en 2020 sous le titre Cagaster of an Insect Cage. Sa force, aujourd’hui encore, tient à ce format court : une série complète, lisible sans s’embarquer dans cinquante volumes, avec une vraie fin. Pour la collection, le repère est simple : l’édition Glénat de 2014-2015 couvre l’ensemble de l’œuvre en six tomes.