Au Cactus Club, les vacances ne ressemblent jamais à une carte postale. G.O. débordés, touristes ingérables, animations qui tournent mal : la série transforme le club de vacances en machine à gags, avec ce qu’il faut de mauvaise foi, de pagaille et de sueur froide pour que chaque planche parte de travers. On est dans l’humour de situation, très concret, avec un décor que tout le monde croit connaître et que la BD démonte case après case.
La série réunit François Gilson au scénario et Philippe Bercovici au dessin. Dupuis présente Cactus Club comme une satire délirante des clubs de vacances, ce qui colle bien au trait nerveux et expressif de Bercovici, connu chez le même éditeur pour Les Femmes en blanc. La série démarre en 1997 chez Dupuis et s’étale jusqu’en 2005 ; le tome 1, Chaud devant !, pose d’emblée ce programme de chaos organisé.
Avec ses 9 tomes sur cette période, Cactus Club appartient à cette veine d’humour Dupuis des années 1990-2000 qui visait le gag efficace avant tout. On n’est pas sur une série souvent remise en avant aujourd’hui, ni sur un classique constamment réédité : c’est plutôt un titre de rayon à redécouvrir pour les lecteurs qui aiment Bercovici hors de ses séries les plus connues. Pour la collection, le plus simple est de suivre les albums Dupuis d’origine, parus entre 1997 et 2005, la série étant complète sous cette forme.