Keel n’est pas un héros sage : c’est un garçon bagarreur qui cache en réalité l’âme d’un redoutable dragon-ape, coincée dans un corps humain après une malédiction. Pour retrouver sa vraie forme, il part sur les routes à la recherche de Shiba, le maître qui l’a transformé, et s’entoure vite d’alliés aussi remuants que lui. Buster Keel! joue la carte de l’aventure fantasy à l’ancienne : monstres, magie, bastons et esprit d’équipe, avec un ton direct et généreux.
Le manga est écrit et dessiné par Kenshirô Sakamoto. Il démarre en 2008 dans le mensuel Monthly Shōnen Rival de Kodansha, puis se boucle en 12 tomes. En France, la série arrive chez Kana, qui la publie de 2012 à 2014. On y sent l’envie d’un jeune auteur de shōnen de pousser très fort sur le rythme, les duos et les scènes de combat.
Avec le recul, Buster Keel! n’a pas gardé la place des très gros titres de son époque, mais il reste un bon témoin des shōnen fantasy du tournant des années 2010. Côté diffusion française, l’ACBD relevait par exemple 30 000 exemplaires pour le tome 1 dans son bilan 2012, puis 25 000 pour le tome 6 dans celui de 2013 : des chiffres corrects, sans installation durable au rang des locomotives. Pour la collection, le plus simple reste l’édition Kana en 12 tomes, seule édition française courante à ce jour.