Buddy Longway n’est pas un cow-boy de saloon mais un trappeur qui avance à hauteur d’homme, dans les Rocheuses et les grandes plaines, avec ses doutes, ses colères et son sens de la famille. Quand il rencontre Chinook, puis construit sa vie avec elle, la série quitte vite le simple récit d’aventure pour suivre un foyer, des enfants, des deuils et des départs. On est dans un western ample, mais toujours tenu par des visages, des gestes et la vie quotidienne.
La série est écrite et dessinée par Derib, nom de plume du Suisse Claude de Ribaupierre, futur créateur de Yakari. Buddy Longway démarre dans le journal Tintin avant de paraître en albums au Lombard, avec un premier tome, Chinook, publié en 1974. Le Lombard a ensuite repris l’ensemble en Buddy Longway Intégrale, en 5 volumes parus entre 2010 et 2011, avec un cahier documentaire et des entretiens avec l’auteur. (fr.wikipedia.org)
Avec 20 albums, la série a eu le temps de s’installer comme l’un des westerns francobelges qui vieillissent le mieux, justement parce qu’elle laisse ses personnages changer, vieillir et payer leurs choix. Il y a aussi une vraie coupure dans son histoire éditoriale : les derniers tomes arrivent après une longue pause, signalée jusque dans l’intégrale du Lombard. Pour une lecture suivie, le plus simple est de commencer par l’album Chinook ou par l’Intégrale Buddy Longway, qui regroupe les tomes dans l’ordre et remet bien le parcours de Derib en perspective. (lelombard.com)