Tatsumi Oga, terreur du lycée Ishiyama, pense avoir tout vu jusqu’au jour où il se retrouve avec un bébé collé dans les bras : Beelzebub, fils du seigneur des démons. Le gosse adore la violence, électrocute quand il s’énerve, et a choisi Oga comme “père” adoptif parce qu’il est le plus brutal du coin. À partir de là, Beelzebub enchaîne bagarres de voyous, surnaturel et humour absurde sans lâcher son rythme.
Ryuhei Tamura lance la série en 2009 dans le Weekly Shōnen Jump, après un one-shot remarqué qui avait remporté la Gold Future Cup en 2008. On le retrouvera plus tard dans le même magazine avec Hungry Marie, puis Hard-Boiled Cop and Dolphin. Au Japon, le manga tient jusqu’en 2014 et compte 28 volumes au total ; en France, l’édition est arrivée chez Kazé entre 2011 et 2015, label devenu Crunchyroll en 2022.
Beelzebub a aussi connu une adaptation animée de 60 épisodes diffusée entre 2011 et 2012, un bon repère pour mesurer sa place dans le gros shōnen comique de son époque. La série n’a pas eu droit, à ce jour, à une Perfect Edition ou à une kanzenban de référence en français : pour lire l’histoire complète, il faut donc passer par la collection Kazé d’origine, aujourd’hui rangée sous bannière Crunchyroll selon les retirages. Pour le collectionneur, le point simple, c’est celui-ci : les 28 tomes forment l’intégrale complète, sans suite principale à aller chercher ailleurs.