Yukio Tanaka, collégien sans relief que tout le monde surnomme Koyuki, traîne sa routine jusqu’au jour où il croise Ryusuke Minami, guitariste brillant revenu des États-Unis avec un chien bizarre nommé Beck. De répétitions en petits concerts, Koyuki découvre la musique, monte sur scène et se forge peu à peu une place dans un groupe qui rêve plus grand que son quartier. Le ton reste très humain : l’adrénaline des débuts, les amitiés qui se nouent, les galères d’ados et l’envie de jouer plus fort que sa peur.
Harold Sakuishi signe seul ce long récit d’apprentissage, devenu son titre le plus connu hors du Japon. Beck démarre en 1999 dans le Monthly Shōnen Magazine de Kodansha et s’achève en 2008 au Japon. En France, la série arrive chez Delcourt en 2004, puis revient en Perfect Edition chez Delcourt/Tonkam à partir de 2021. Sakuishi y mêle avec naturel la vie de groupe, la culture rock et le roman d’adolescence, sans transformer ses héros en vedettes de papier dès les premiers chapitres.
Avec 34 volumes dans son édition japonaise d’origine, un prix Kodansha du manga remporté en 2002 et une adaptation animée de 26 épisodes diffusée entre 2004 et 2005, Beck a gardé une vraie place à part parmi les mangas musicaux. En France, la réédition en Perfect Edition a remis la série en circulation après la première version en tomes simples. Pour lire aujourd’hui, le point de départ le plus simple reste cette Perfect Edition ; les tomes Delcourt d’époque gardent surtout un intérêt de collection pour qui veut la première édition française.