Koiko Serizawa s’est juré de rester une fille normale. Avec une mère trop romanesque et une grande sœur trop raide comme contre-exemples, elle veut une vie sentimentale sans drame, sans poses et sans emballement. Le problème, c’est Tsurugi, voisin d’enfance devenu beau garçon très en vue au lycée, qui la ramène sans cesse vers ce qu’elle voulait justement éviter : une vraie histoire d’amour, tendre, gênée et très concrète.
Nagamu Nanaji, déjà connue pour Parfait-Tic ! puis Moving Forward, reste ici dans le shōjo du quotidien, avec un vrai talent pour les hésitations, les malentendus et les petits pas qui comptent. Banale à tout prix, titre français de Futsuu no Koiko-chan, démarre au Japon en 2015 chez Shueisha, dans le magazine Margaret. En France, la série arrive chez Kana en 2018.
La série se boucle en 14 tomes, avec une prépublication qui court jusqu’en 2020, ce qui en fait un shōjo compact plutôt qu’un long feuilleton. Elle n’a pas connu chez nous la mise en avant des très gros romances scolaires, mais elle garde une petite place à part pour les lecteurs qui aiment les histoires d’amour calées sur les gestes de tous les jours plus que sur les coups d’éclat. Côté collection, l’édition Kana correspond à la série complète en format de poche ; pour commencer, le tome 1 suffit à poser tout de suite le duo et son tempo.