Takashi est un lycéen du Tokyo des années 1980, déplacé par ses parents dans un quartier plus calme pour l’éloigner des ennuis. Peine perdue : il tombe sur les bandes de motards bôsôzoku, leurs virées nocturnes, leurs codes, leur violence, et il veut en être. Bakuon Rettô suit cette attirance presque physique pour le bruit des moteurs et pour un groupe qui promet à la fois une place et un danger bien réel.
Le manga est signé Tsutomu Takahashi, auteur aussi connu pour Jiraishin, Blue Heaven ou Sidooh. Bakuon Rettô démarre en 2002 dans le magazine Afternoon de Kōdansha et se boucle en 18 tomes ; en France, Kana l’a publié intégralement dans sa collection Big Kana entre 2008 et 2013. Le cadre est celui du furyô, mais Takahashi le traite avec un ton plus sec, plus social, presque documentaire par moments.
Avec le recul, la série garde une place à part dans le manga de voyous : moins tournée vers l’exploit que vers l’immersion dans une époque, un milieu et une dérive adolescente. Elle n’a pas eu en France la visibilité des gros titres de baston scolaire, ce qui en fait aujourd’hui une lecture à recommander aux amateurs de récits urbains âpres. Pour collectionner, le repère est simple : l’édition Kana en 18 tomes est la référence française complète, sans changement de format en cours de route.