Kentaro, Ryo et Kazuhiko ratent une mission de trop pour leur clan yakuza. Au lieu d’être exécutés, ils sont envoyés en Thaïlande pour une réassignation sexuelle, puis relancés au Japon comme trio d’idoles sous le nom des Gokudols. Toute la série tient dans ce grand écart : des gueules de durs coincées dans une machine à fabriquer des vedettes pop, avec un humour noir qui pousse le malaise jusqu’à l’absurde.
Back Street Girls est signé Jasmine Gyuh. Le manga démarre en 2015 dans le Weekly Young Magazine de Kodansha et se boucle en 12 volumes ; en France, Soleil Manga le lance dès 2017. Le titre arrive alors dans la vague des comédies seinen qui misent sur une idée très forte dès la première page, ici le choc entre les codes du film de yakuzas et ceux de l’idol business.
La série est terminée depuis 2018 au Japon et elle a eu droit la même année à une adaptation animée, puis à un film live, signe d’un vrai potentiel de pitch au-delà du manga. Côté collection, le repère est simple : l’édition française Soleil suit la numérotation d’origine, sans Perfect Edition ni intégrale à ce jour. Si l’on veut la série complète, mieux vaut donc viser directement les 12 tomes de cette première édition.