Joe Yabuki débarque dans les bas-fonds de Tokyo avec le regard d’un gosse déjà cabossé par la vie et les poings toujours prêts à partir. Quand l’ancien entraîneur Danpei Tange repère chez lui un talent brut pour la boxe, Ashita no Joe lance un vrai parcours de survie, entre salles miteuses, rivalités féroces et envie de tenir debout coûte que coûte. Le ton est dur, nerveux, parfois cruel, mais Joe avance avec une insolence qui donne tout de suite envie de le suivre.
Le manga est écrit par Asao Takamori, alias Ikki Kajiwara, et dessiné par Tetsuya Chiba, grande figure du manga populaire japonais. La série démarre en 1968 dans le Weekly Shōnen Magazine de Kōdansha et s’achève en 1973. En France, Glénat l’a publiée de 2010 à 2012 en 13 volumes doubles, une édition qui a enfin permis de lire chez nous ce monument de la boxe en manga dans son intégralité.
Avec plus de 20 millions d’exemplaires en circulation au Japon, Ashita no Joe n’est pas seulement un vieux classique : c’est un titre qui a laissé une trace durable, au point d’inspirer plusieurs adaptations en anime, un film live en 2011 et même Megalo Box, conçu en 2018 pour son cinquantième anniversaire. Pour un collectionneur français, le repère simple, c’est l’édition Glénat en 13 tomes : complète, homogène, et la seule grande porte d’entrée disponible en français pour cette œuvre.