Jin Kazaragi n’a rien d’un héros sage : ce détenu au sourire tranquille débarque sur l’île-prison d’Area D, où l’État parque les humains dotés de pouvoirs, les Altered, comme des bombes à retardement. Là-bas, chaque bloc se gagne à coups de force, d’alliances et de survie. Le manga part comme un récit de bagne sous haute tension, avec bastons, clans et pouvoirs qui dérapent.
Area D est écrit par Kyōichi Nanatsuki, le scénariste de ARMS, et dessiné par Yang Kyung-il, qu’on connaît notamment pour Le Nouvel Angyo Onshi et March Story. La série démarre en 2012 dans le Weekly Shōnen Sunday de Shōgakukan au Japon et se boucle en 14 tomes. En France, Pika la publie entre 2014 et 2016 dans sa collection seinen.
Le statut du titre est clair : pas de gros raz-de-marée comparable aux locomotives du manga de baston, ni d’adaptation animée venue relancer sa cote, mais une série complète, courte et lisible d’une traite, qui garde ses défenseurs chez les lecteurs de shōnen musclé et de prisons fantastiques. Son principal argument aujourd’hui, c’est justement ce format fermé en 14 volumes, sans rallonge. Pour une collection, le bon point d’entrée reste l’édition Pika d’origine, seule version française disponible à ce jour.