Arata s’ouvre sur deux garçons qui portent le même nom et finissent par échanger leur monde. D’un côté, Arata, jeune héritier d’un univers régi par des clans et des dieux-épées ; de l’autre, Arata Hinohara, collégien rejeté par ses camarades dans le Japon d’aujourd’hui. À partir de là, Yuu Watase lance une aventure de fantasy nerveuse, avec complots de cour, traques, amitiés fragiles et combats qui comptent autant pour le cœur que pour la survie.
La série est signée Yuu Watase, autrice déjà connue pour Fushigi Yûgi, Ayashi no Ceres ou Zettai Kareshi. Avec Arata Kangatari, elle passe au Weekly Shōnen Sunday de Shogakukan en 2008 et s’installe sur un terrain plus franchement shōnen que ses grands succès précédents. En France, Kurokawa publie Arata à partir de 2010 ; l’édition française compte 23 tomes dans le catalogue de l’éditeur.
L’histoire éditoriale est un peu particulière. La première édition japonaise a été publiée en 24 volumes, puis Watase a repris la série en remaster edition, avec des pages corrigées et retravaillées ; cette version s’est achevée en 18 volumes après quinze ans de parcours. Il y a aussi eu un anime en 2013, resté court. Pour un collectionneur français, le plus simple est de commencer par les tomes Kurokawa déjà parus : ils correspondent à la première édition, celle qui a installé la série chez nous, même si le Japon a depuis refermé l’histoire dans sa version remasterisée.