Kim Keller pensait avoir déjà vu assez d’horreurs et de merveilles pour plusieurs vies, mais la voilà embarquée vers Antarès, nouvelle planète de colonisation où les tensions humaines comptent presque autant que les dangers du terrain. Chez Léo, l’aventure commence toujours par un départ très concret, une expédition, des colons, une mission qui dérape, puis le décor se peuple de créatures, d’accidents et d’énigmes qui rendent chaque pas incertain. On est dans une science-fiction de voyage et de survie, avec des personnages qui avancent sans mode d’emploi.
Léo, auteur brésilien installé en France, est l’un des rares à porter presque seul un univers de cette ampleur, au scénario comme au dessin. Antarès démarre en 2007 chez Dargaud et constitue le troisième cycle des Mondes d’Aldébaran, après Aldébaran et Bételgeuse. Le cycle a d’abord été publié en albums avant d’être repris en intégrale, dans la continuité d’une saga que Dargaud présente aujourd’hui comme l’un de ses grands ensembles de science-fiction. (dargaud.com)
Avec le recul, Antarès apparaît comme le cycle-charnière de la série : celui qui réinstalle Kim Keller au centre du récit tout en élargissant franchement la carte des Mondes d’Aldébaran. Les sources disponibles s’accordent sur six tomes parus entre 2007 et 2015, même si certains catalogues de collection comptent aussi l’intégrale à part. La bonne porte d’entrée reste donc simple : commencer par les albums du cycle si l’on suit la saga dans l’ordre, ou viser l’intégrale Antarès pour une lecture d’un bloc. (dargaud.com)