Anita Bomba est une rouquine braqueuse, illettrée, fauchée et bien décidée à ne jamais rentrer dans le rang. Elle traverse un monde de casse, de fuites et de coups tordus, avec dans les jambes un robot instable, Sig-14, et dans l’ombre la promesse de Kamala, un trésor qui met tout le monde en mouvement. Le ton est à part : une aventure de cavale et de cambriolage, drôle par moments, sale et nerveuse presque tout le temps.
La série est portée par Cromwell, pseudonyme de Didier David, au dessin et à la couleur, avec Éric Gratien au scénario sur les premiers albums. Anita Bomba démarre chez Casterman en 1994 avec Aussi loin que je me rappelle..., puis aligne cinq tomes dans les années 1990. Le graphisme, tout en rouges, gris et sépias, donne tout de suite une identité forte à cette héroïne qui n’a rien de l’aventurière bien sage.
Avec le recul, Anita Bomba reste surtout un titre de connaisseurs, moins installé dans la mémoire grand public que d’autres séries Casterman de la même époque, mais assez singulier pour avoir gardé ses lecteurs et revenir en intégrale chez Casterman en 2017. Pour un collectionneur, le bon repère est simple : les albums d’origine de 1994 à 1997 pour la première vie de la série, puis l’Intégrale Casterman de 2017 pour une entrée plus directe dans cet univers cabossé.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.