Mahmud n’a pas encore l’âge des vieux stratèges, mais il porte déjà le titre de pacha dans le pays de Türkiye. Avec son aigle Iskandar sur l’épaule, il avance dans un monde de palais, de frontières fragiles et de complots où une erreur peut rallumer la guerre avec l’Empire voisin. Altair raconte moins une suite de duels qu’une bataille d’intelligence, de diplomatie et de nerfs, sans perdre le souffle de l’aventure.
La série est écrite et dessinée par Kotono Kato, mangaka lancée la même année que son premier prix de jeune auteure chez Kodansha. Shôkoku no Altair démarre en 2007 dans le Monthly Shōnen Sirius, le magazine shōnen de Kodansha, avant une sortie en volumes reliés à partir de 2008. En France, Glénat publie Altaïr depuis 2014 dans sa collection manga.
Avec 27 tomes au Japon, Altair fait partie des séries qui ont eu le temps d’installer leur monde et leurs rapports de force. Le manga a reçu le prix du manga Kōdansha dans la catégorie shōnen en 2017, et il a aussi connu une adaptation animée par le studio MAPPA la même année. Pour un collectionneur, le point d’entrée le plus simple reste l’édition Glénat en tomes standards, fidèle à la série longue : on la suit comme une campagne, en laissant monter peu à peu les alliances, les trahisons et les jeux de pouvoir.