Dwight Tyler, alias Alpha, travaille pour la CIA et avance dans un monde où l’on échange des dossiers, des otages et des cadavres entre Moscou, Berlin, Paris ou New York. La série démarre comme un vrai thriller d’espionnage : faux alliés, mafias russes, financiers sans scrupules, opérations sales couvertes par les États. Très vite, ce qui accroche, c’est ce héros coincé entre sa mission et sa conscience, avec juste assez de zones grises pour tenir la tension sans lâcher le lecteur.
Alpha est lancé en 1996 au Lombard, dans la collection Troisième Vague. Les deux premiers tomes sont écrits par Pascal Renard, puis Mythic reprend la série après sa mort la même année ; au dessin, Youri Jigounov impose d’emblée une ligne réaliste très précise, avant de passer lui-même au scénario sur une partie du cycle. La relève viendra ensuite avec Emmanuel Herzet, Chris Lamquet puis Alain Queireix, tandis que la France a surtout connu la série directement en albums chez Le Lombard, sans l’étape magazine qui a porté tant de classiques franco-belges.
La série mère compte aujourd’hui 20 albums encore mis en avant par l’éditeur, et le dérivé Alpha (Premières Armes) en ajoute 5 consacrés aux débuts de Dwight Tyler. Ce n’est pas une vieille relique du thriller géopolitique : c’est une série au long cours, régulièrement prolongée, qui garde son public chez les amateurs de BD d’espionnage réaliste. Pour commencer, le plus simple reste L’Échange, le tome 1 de la série principale ; si l’on veut d’abord l’origine du personnage, Alpha (Premières Armes) joue clairement la carte du prequel.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.