Alix n’est plus le jeune héros bondissant de Jacques Martin : dans Alix Senator, on le retrouve homme mûr, sénateur à Rome, au temps d’Auguste. Autour de lui, le pouvoir se paie cher, les fidélités vacillent, et chaque enquête le ramène autant aux complots de l’Empire qu’aux fantômes de sa propre vie. Le ton est plus sombre que dans la série d’origine, sans lâcher le goût du voyage, de l’Histoire et du grand spectacle.
La série est écrite par Valérie Mangin et dessinée par Thierry Démarez, d’après le personnage créé par Jacques Martin. Mangin connaît bien la BD historique et de genre, de Le Fléau des dieux à Luxley, tandis que Démarez apporte une Rome dense, monumentale, presque cinématographique. Le premier album, Les Aigles de sang, paraît en 2012 chez Casterman, avec l’idée simple et forte de faire vieillir Alix au lieu de rejouer sa jeunesse.
Lancée plus de soixante ans après la naissance d’Alix en 1948, cette relecture s’est installée dans la durée avec une suite régulière d’albums, signe qu’elle a trouvé son public. Ce n’est pas une simple série dérivée : c’est une branche adulte, politique et mélancolique de l’univers de Jacques Martin. Pour un collectionneur, le bon point d’entrée reste le cycle principal en albums cartonnés Casterman, à commencer par Les Aigles de sang ; Le Cycle des Rapaces se lit, lui, comme un prolongement à part.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.