Kim Keller grandit sur Aldebaran, une colonie humaine coupée de la Terre, où la mer recrache des formes de vie qu'aucun manuel ne sait nommer. Quand son village est frappé par une catastrophe, elle se retrouve jetée sur les routes avec quelques survivants, entre traque politique, expédition forcée et rencontres franchement inquiétantes. Le moteur de la série, c'est cette survie-là : avancer sur une planète superbe, mais jamais rassurante.
Aldebaran est signé Léo, de son vrai nom Luiz Eduardo de Oliveira, auteur brésilien installé en France, qui écrit, dessine et met en couleurs lui-même ce premier cycle. La série démarre chez Dargaud en 1994 et se boucle en 1998 en cinq albums. Ce lancement pose d'emblée ce qui fera la marque des Mondes d'Aldébaran : une science-fiction d'exploration très lisible, portée autant par les relations entre personnages que par l'invention d'un bestiaire extraterrestre.
Avec le recul, ce premier cycle apparaît comme la porte d'entrée d'une saga au long cours, prolongée ensuite par Bételgeuse puis Retour sur Aldébaran. Pour un collectionneur, le repère simple est clair : les albums originaux de 1994 à 1998 forment le noyau historique, et Dargaud a réuni le cycle en intégrale complète en 2018. Si l'on veut commencer quelque part, c'est ici qu'il faut ouvrir : au tout début, quand Kim découvre que le vrai danger n'est pas seulement dans la jungle ou l'océan, mais dans ce que les humains transportent avec eux en arrivant sur un monde neuf.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.