Dans Néo-Tokyo, ville reconstruite sur les ruines d'une explosion, Kaneda traîne sa bande de motards jusqu'au soir où son ami Tetsuo bascule après un accident qui n'a rien d'ordinaire. À partir de là, Akira quitte vite le simple récit de blousons et de poursuites pour lancer une cavale nerveuse entre armée, expériences secrètes et pouvoirs qui dérapent.
Katsuhiro Otomo signe seul cette fresque de science-fiction urbaine. Avant Akira, il s'était déjà fait remarquer avec Domu, autre histoire de pouvoirs psychiques. La série démarre en 1982 dans le magazine Young Magazine de Kodansha, puis arrive en France chez Glénat en 1990, à un moment où le manga est encore loin d'avoir sa place actuelle en librairie. L'anime de 1988, également réalisé par Otomo, a beaucoup compté dans sa diffusion mondiale.
Avec plus de 2 000 pages au total, Akira s'est imposé dans le temps long, porté par son adaptation animée et par plusieurs récompenses, dont le Kodansha Manga Award et plusieurs Eisner Awards. Le premier volume relié japonais avait déjà dépassé les 300 000 exemplaires en deux semaines, signe d'un choc immédiat. Pour un collectionneur français, le repère le plus simple reste l'édition Glénat en 14 volumes parue dans les années 1990, bien distincte de la série Anime comics, qui adapte visuellement le film plutôt que le manga d'origine.
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