Keiichi Morisato, étudiant timide logé dans une résidence universitaire, compose un numéro pour commander un repas et voit débarquer Belldandy, déesse douce et lumineuse, prête à exaucer un vœu. Il demande qu’elle reste auprès de lui pour toujours, et sa vie bascule dans un quotidien où scooters, examens, jalousies et miracles cohabitent sans prévenir. Ah ! My Goddess avance sur ce fil très particulier : une romance tendre, souvent drôle, avec juste ce qu’il faut de mythologie et de pagaille domestique.
Kōsuke Fujishima lance la série en 1988 dans le mensuel Afternoon de Kōdansha, après s’être fait remarquer avec You're Under Arrest. Le manga s’installe pour durer : 48 volumes au Japon, jusqu’à sa fin en 2014. En France, l’univers arrive d’abord dans le magazine Manga Player en 1996, puis Pika Édition publie la série en volumes reliés à partir de 2001.
Avec plus d’un quart de siècle de parution, plusieurs adaptations en OAV, séries animées et film, et un Prix Kōdansha reçu en 2009 dans la catégorie générale, Ah ! My Goddess a gardé une vraie place dans l’histoire du manga sentimental des années 1990 et 2000. Ce n’est pas une série de baston ni un pur gag manga : son charme tient à sa durée, à son couple central et au dessin très soigné de Fujishima. Côté collection, l’édition Pika d’époque est celle que les lecteurs français connaissent le mieux ; il faut simplement garder en tête qu’elle ne couvre pas forcément toute la série japonaise selon les tomes disponibles.