Juju n’a que quatorze ans, mais il a déjà la vie dure dans une ville du bord de la mer de l’Ouest, sur une Terre ravagée où l’eau vaut plus que l’or. Sa route croise celle de Rael, une jeune fille liée de près au mystère qui empoisonne le monde. Agharta démarre comme un récit de survie tendu, entre ruines, bandes armées et science-fiction poussiéreuse.
Takaharu Matsumoto signe seul ce seinen. Chez Kana, l’auteur est aussi associé à 2 Hearts et Virtua Fighter, Legend of Sarah, mais Agharta reste son projet au long cours. La série débute en 1997 dans Ultra Jump, le magazine de Shueisha, et l’édition française arrive chez Kana à partir de 2002.
Le parcours éditorial de Agharta est particulier : la série japonaise a d’abord été interrompue après une première vie en volumes, avant d’être reprise en 2016 chez Wani Books et menée jusqu’à 11 tomes en 2017. En France, Kana n’en a publié que 4 entre 2002 et 2006, ce qui en fait aujourd’hui une série incomplète en français. Pour un collectionneur, c’est le point clé : les tomes Kana témoignent d’une tentative restée sans suite, très différente de l’édition japonaise complète parue plus tard.