Shoya Ishida a pourrir l'enfance de Shoko Nishimiya, une élève sourde arrivée dans sa classe, avant de se retrouver lui-même rejeté par les autres. Des années plus tard, il la revoit et tente de réparer ce qu'il a brisé. A Silent Voice part d'une faute très concrète, presque banale, et suit au plus près des ados qui cherchent comment vivre avec la honte, le handicap, le regard des autres et la possibilité du pardon.
La série est signée Yoshitoki Oima, mangaka révélée avant tout par ce titre, d'abord sous la forme d'un one-shot primé en 2008 puis publié en 2011. La version longue démarre en 2013 dans le Weekly Shonen Magazine de Kodansha et se boucle rapidement en 7 volumes. En France, Ki-oon lance l'édition dès 2015, au moment où le manga commence à s'imposer chez nous comme l'un des shonen les plus discutés de sa génération.
Avec le recul, A Silent Voice a gardé une place à part : nomination aux Eisner Awards en 2016 pour l'édition américaine, film de Kyoto Animation sorti la même année, puis rééditions en coffret à l'étranger. Ce n'est pas une longue saga, mais un récit complet, ramassé, qu'on peut lire d'une traite sans avoir l'impression de survoler ses personnages. Pour la collection française, le bon point de départ reste simplement l'édition Ki-oon en 7 tomes, qui correspond à l'intégralité de l'œuvre principale.